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Sunday, October 5, 2014

Burundi, Ils ont marche sur les arbres!

Même qui n’était pas là aura entendu du « bluff d’un 1er Juillet des années 1980 ». Oui, c’était au Burundi, sous le leadership de Bagaza, J.B. C’était une question de créativité politico-militaire, de fierté nationale, de marketing national, de jeux –de chiffres-, de diplomatie, etc. Mais encore et surtout, d’endurance. Bref, le Proviseur Mobutu –et les multiples hôtes de la fête nationale burundaise-, voyant défiler les guerriers du « Souverain » Bagaza ; associant les quelques centaines et respectueuses troupes aux quelques machines protectrices de la sobre et humble Nation, la diversité de couleurs et d’autres trucs initiés pour l’occasion, Mobutu fit un recule dans sa décision d’attaquer le Burundi.   Tellement, ce fut une stratégie hautement pensée et organisée  et qui, par conséquent, suscita de la peur, mais surtout, du respect, dans tous les sens du concept.


Je ne développe pas le « imaginez-vous », puisque ce fut ainsi, une trentaine d’années après, et dans un autre cadre mais national et internationalisé. Un concert, deux soirées successives. « Deux », parce que tout le publique n’eut pas la chance d’entrer dans la salle de spectacle : archicomble, le Vendredi   26 Septembre. « Deux » parce que « un » concert des « Intatana » n’est jamais suffisant. Deux parce que c’est des habitudes dudit club socioculturel.
Par contre, pour qui n’eut pas la chance d’être à Bujumbura et au concert du weekend de fin Septembre, j’utiliserai le « imaginez-vous ».

Du nouveau. Imaginez-vous ces solides fistons du pays, mixer le tambour sacré, flute, « amazina ». Vers la fin, s’y ajoutait la basse de la guitare –le solo viendra après- et d’autres instruments de la musique et de la danse traditionnels et modernes. D’habitude, ça ne se marie pas. Par ailleurs, dans le respect des règles culturelles, ce ne fut qu’une des scènes de la fin de la séance introductive, dominée par le tambour Burundais. C’était clair, la soirée allait être chaude. Non, ça l’était déjà, dès le premier son produit par le tambour leader : normal, plusieurs ont la chaire de poule. Et puis, ces moments rares - dans un Burundi souffrant des séquelles des massacres et autres inhumanités-,  signifiaient aussi le « oublions les malheurs ce soir, et vivons », de Pascal, un des leaders du club « Intatana ».


Imaginez-vous ce mixage de la tradition et de la modernité, jusqu’aux couleurs de la soirée. Nostalgie des valeurs et héritages de l’époque royale. Imaginons ce qui se passait à  la Court Royale. Voyez les multiples instruments de la musique traditionnelle Rundi/Rwandais, instruments de la cuisine de chez nous, arborant -et aux couleurs nationales- les murs du devant de la scène. En fait, dans sa riche diversité, le ce club « Intatana » s’est transformé en toute une entreprise. Ils ne font plus que danser et chanter. Ils se spécialisent comme véhicules et modernisateurs de la culture et la beauté du Burundi : quand Christine –une des leaders du club- vous décore le lieu de fête traditionnelle, c’est à couper le souffre.

Innovation, notais-je. Un événement prophétique. Imaginez-vous ces donzelles qui entrèrent sur scène au saut de la corde. Pourtant, c’était une danse traditionnelle. Quoi d’autres, avez-vous loupé ? Des jeunes citadins, pour une grande part, des sportifs aux boucles d’oreille, je veux dire certains de ces vaillants garçons. En outre, qui a choisi la coiffure –unique- pour ces filles ? Particulièrement, imaginez-vous ce club pour qui, le temps est à la fois sacré et insignifiant –surtout lors de la présentation-. Demandons-nous par exemple, le temps qu’ils prennent pour apprendre toutes les danses nationales. Et si chaque danse -scène- s’accompagne d’une couleur authentique, imaginons-nous le rythme derrière la scène quand il faut changer de mascarade pour la danse suivante. Eclair ! Pourtant, on ne trouve pas d’erreur de frappe, une fois qu’ils/elles sont sur scène. Et puis, au style du concert de Sardou ou autres professionnelles de la scène,  ce club est le seul, ou du moins le premier à ne pas perdre ou faire perdre le temps, entre actes : les blabla sont remplacés par l’enchaînement direct. En d’autres mots, ils/elles ne partent jamais. Ils/elles se croisent, sortant et entrant sur scène. La question : savent-ils gigoter et tous, tous les pas des diverses danses ? On irait directement, « oui ». En tout cas, c’est le constat. Bien entendu, si tu observes bien, tu trouves des spécialisations. 

Et puis, « innovation » et « endurance », disais-je. Comme Jésus marchant sur les eaux, ces gars marchaient sur « les arbres ». Enfin, certains suspendus plus haut que d’autres sur des longs bâtons aux couleurs nationales, et avancer au rythme du son de la musique et de la danse. Et puis, ce n’est pas que de la danse et des chants : ce sont des sujets bien précis de société, traités culturellement. On se moque des faits sociétaux déplacés, comme on loue les valeurs  du cartel. Enfin, on étale des erreurs ou défis de la société : « Ibi bintu birazimvye bagabo. Ibi bintu biragumye. Muraduza gasekebuye mwibuka ko igihugu gikeneye inyubakwa ikwiye y’ibirori n’ibikorwa nk’ibi » (Cher public, ce genre d’activités est exigeant et cher. Quand le pays construit de ces belles maisons, pensons aussi à un centre assez vaste et propre aux événements comme ce spectacle). Ce qui est dit est dit ! Bizarre mais vrai, on ne voyait pas d’autorités étatiques à ce concert. Pourtant, il existe même un ministère chargé de la culture.

Un concert d’hommage : Oui, la danse et la musique est probablement la meilleure industrie culturelle et demandant le don de soi et l’esprit du groupe. Il se fait que trois membres du club
sont décédés récemment, et ce fut le moment de se rappeler de ce que les disparus apportaient à l’équipe. Quelle reconnaissance ! Ce club,  connu dans l’ensemble de l’EAC, en Afrique de l’Ouest  jusqu’en Chine rendait hommage à  des collègues à eux, « The Lion Story ». C’est une autre notoriété qui s’impose, quand au rythme du « Ras-Tafari », la société lui lance « Respect ». D’ailleurs, il n’y a pas longtemps, les deux clubs avaient fait un concert, du jamais vu au Burundi. Terminons par où nous débutions : le bluff ! Ils sont combien ? Numériquement, Claude-un jeune membre du club- me disait qu’ils sont autour de cent cinquante. Mais leurs spectacles valent des centaines, côté humain. Non, au fond, en plein spectacle, on ne sait jamais qui est « Intatana » et qui ne l’est pas.


The Machado

Aristide Muco (photos)

Friday, December 20, 2013

Education ou politique? Quatre jours de visite du 1er Vice-President Burundais aux USA.

“Ils sont nombreux à vouloir conquérir le pouvoir au Burundi, quels projets pour le pays observez-vous au sein des politiques de tous bords?” Si le politique remporte sur tous les  secteurs au Burundi, plusieurs autres secteurs de la vie du pays en dépendent : les questions autour du nouveau projet de la constitution, l’éducation et l’encadrement des jeunes, le « désordre » à l’Université du Burundi, l’image du pays à l’étranger, l’économie et la justice faisait intérêt de cette rencontre entre le 1er Vice-Président du Burundi et sa délégation. Officiellement, il sejournait aux USA du 14 au 19 Decembre 2013. 

Audace Machado      Visit in pictures

Quelle compréhension de quelle politique ? Lors de cette rencontre qui a duré deux heures et demie,
après l’introduction du 1er Vice-Président, brossant la situation socio-économique, politique et sécuritaire, une Dame du nom d’Eulavie Ndura, Professeur d’université, n’a pas tardé de lancer, la première, « Vous voulez changer la constitution pour que le Président Nkurunziza se fasse réélire, en quoi est-ce que ce genre de comportement politique avancera-t-il le Burundi avec son passe lamentable.» Le 1er Vice-Président d’y aller différemment, « de ce que je sache, le concerné que vous citez n’en a pas encore dit mot, ce n’est pas moi et vous qui allons prononcer quoi que ce soit à sa place. En outre, c’est essentiellement pour des raisons liées au code électoral, a l’intégration à l’EAC qui fondent ce projet de constitution.»  Il ajoutera enfin que le Burundi sera ce que les Burundais de l’intérieur et sa diaspora aura fait de lui.
Quelle image à l’étranger? Alors que Washington attend un nouvel Ambassadeur Burundais, nommé il y a plus d’un mois, les questions de l’image du pays à l’étrangers n’ont pas manqué. Les troupes Burundaises à l’étranger fut une de ces questions. « Apres ce qu’ils ont vécu en Somalie, vous continuez à les y envoyer, certaines gens se limiteront à leur efficacité, mais clairement, si les Américains ne peuvent plus y envoyer les leurs, qu’offrent-ils au Burundi en échange ? » A cette question de Emmanuel Mpfayokurera, le Major Busokoza J. Bernard de répondre que ce n’est plus à prouver que le Burundi fait mieux que plusieurs au monde, surtout en Somalie, et d’ajouter, « si des militaires ont succombé dans ce coin du monde, c’est dans l’ordre normal des choses, en ce qui concerne le genre de mission.» Sans trop de précisions, il a fait savoir que les Américains aident le Burundi dans le domaine des renseignements. Et alors, « pourquoi ces Américains ne bénéficient que d’un visa de trois mois et en termes de 90$, si la gouvernance burundaise est logique ? »
Cette question de Juvénal Nzambimana « pourrait sembler personnelle », disait-il, mais il ajoutait qu’il trouve anormal qu’on veuille que des jeunes aillent étudier aux Etats-Unis, que des investisseurs Américains aillent au Burundi, etc., alors qu’en réalité, on bloque. «Nous ne faisons qu’appliquer la politique de notre gouvernement qui en a décidé ainsi, ça devient même plus compliquée que des Burundais d’origine, payent les 90$ quand ils veulent rentrer à leur terre natale », expliquait Joel Nkurabagaya, le Chargé d’Affaires, avant de demander au 1er Vice-Président de revoir cette question.
Nous sommes venus négocier un partenariat dans l’éducation : tout le monde a entendu cette annonce du 1er Vice-Président. « Apres la grève des étudiants, les professeurs de l’Université du Burundi prennent la relève, des aspects ethniques et régionalistes couvrent ce brouhaha, et ça parait invraisemblable que vous prôniez l’enseignement universel dans un contexte pareil et dans un milieu si intellectuel, ou du moins, en devenir pour plusieurs, tel la seule Université public.» Le Ministre de l’enseignent supérieur, membre de la délégation annonçant que c’est un fait complexe et qui n’est pas un problème, se référait aux textes de lois laissés par son prédécesseur, le Professeur Julien Nimubona, « un texte datant d’octobre 2011 ».  Apres une longue tentative d’explication, il aura été difficile à ce ministre de convaincre l’assemblée que ce qui se passe à l’université du Burundi n’est pas un problème, ou d’expliquer à ces intellectuels de Washington comment la faculté de droit soit dirigée par un chimiste et celle de l’économie par un physicien. Le Recteur de l’Université du Burundi et la Directrice de l’ENS étaient aussi de la délégation.

« Balance, plateaux et un homme derrière » : S’il faut penser justice, le sens de ce concept voire sa
Une partie des participants
philosophie, revient à laisser ce pouvoir, un des quatre en démocratie, être exercé sans influence, s’est-il exprimé l’Honorable Busokoza, revenant à l’emprisonnement du Vice-Président du Frodebu, Bamvuginyumvira Frédéric. Rappelant ce qu’est la justice par ce symbole, le 1er Vice-Président qui a la justice dans ses attributions rappelait, si l’homme derrière la balance tranche mal ou bien, « ça se saura.»  « Ce qui est marrant », un Burundais de dire, « Le problème est que les échanges se sont fait avec des gens qu’il ne fallait peut-être pas. Le pays a besoin de plus de décisions et d’actions logiques de la part de gens qui y répondront le moment venu.»

Monday, September 30, 2013

Preventing Malaria in Children in Burundi

Some say, the USA doesn't frighten anymore : look at their division while it's all about people's life through medical care. They called it "Obamacare." Some say (Republicans), it's a personal business. Others say (Democrats), those people just want to shutdown the federal government. Obama says, those Republican are note doing favor to me by voting pro!
All in all, it's all about jeopardizing Americans' life in many ways. But who cares?  At least, it looks strange how, in a country, super-power one, where people are "educated", don't serve anymore as example. Look in Rwanda : "Rwanda retains 92 percent of patients in HIV care -- compared to 50 percent in the U.S." Did you see how President Kagame where proud of that, once at London, last May 2013? Think that many strategies were longtime ago, experienced in Burundi, and that some Burundian experts worked on that in country brother, Rwanda. But, in Burundi, system is failing! Can you fancy that? People, especially children are still dying from malaria.

No comparative trials, but either in America, in Rwanda or in Burundi, it's all about politics. This thought was tackled and finished at the University of Montana this summer 2013:

(Here is the document in full)

Preventing Malaria in Children in Burundi.

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